Allez-y, criez plus fort, vos cris seront ma mort

(Pardon, c’est très long tout ça… )

Lors du dernier épisode, la pluie commençait à tomber sur la ville. Cinq minutes plus tard, je prenais mon sac et quittais l’appartement en direction de la rue St-Jean. Or, en posant le pied sur le trottoir, le torrent s’est déchaîné et je n’ai eu que le temps de me rendre jusqu’à l’arrêt de bus avant que les éléments se déchaînent. Mais puisqu’il n’était que 17hres, ce n’était pas assez pour me faire rebrousser chemin et je suis donc partie en direction du festival. Entre mon transfert, j’ai mangé un sandwich et bu un café cheap dans un resto et lorsque je suis ressortie, tadam, le soleil était de retour !

Mijoté de racines africaines

Il était environ 18h20 lorsque je posai le pied sur Place d’Youville. Les animations dans la rue n’étaient pas commencée, sauf pour un théatre de table où les fourchettes avaient pris le contrôle. Mais comme la pauvre troupe était placée près de la Place d’Youville et n’avait pas de micros, impossible d’entendre les dialogues et le premier rang était déjà plein. Je suis donc retournée à la source du bruit, le temps de deux ou trois chansons. Femi Kuti & The Positive Force, du Nigeria. La foule était encore un peu dispersée, j’ai donc pu facilement me glisser à l’avant.

Femi Kuti & The Positive Force Femi Kuti & The Positive Force

Accompagné de musiciens presque trop nombreux pour la taille de la scène et de trois magnifiques choristes/danseuses/percussionistes qui bougeaient leur bassin vite-vite-vite, Femi Kuti chante, joue du saxophone et bouge tout le temps dans le peu d’espace libre qui restait. On dirait une version africaine de Grégory Charles (et moi j’aime Grégory :) ). Je suis charmée et quitte la place après une vingtaine de minutes, juste comme la pluie recommence.

Voyage sans passeport

De l’autre côté des portes, exactement au même endroit que la veille, j’aperçois les créatures d’Urbanthropus qui visiblement ne craignent pas l’eau. Je m’installe donc le long d’un mur et les observent alors qu’ils descendent (sans problème et dans un synchronisme incroyable) la pente de gazon mouillé. Alors que le duo se rejoint dans le bas de la pente, j’ai compris ce que la description voulait dire en parlant d’êtres asexués, mais non dénués d’un certain érotisme. (Mais non, c’était une performance familliale quand même ! D’ailleurs une petite fille m’a dit que c’était des COS-TU-MES, je suis un peu déçue… )

Two Heads, Three Hands

Je continue jusqu’à la côte du palais, toujours en quête de la fichue Fanfare, il n’y a toujours pas grand chose dans la rue (sauf des files énormes pour les restos), il est presque 19h30 et je me prépare à abandonner et me diriger vers le Parc de la Francophonie. MAIS, en faisant demi-tour, j’apperçois dans la foule le bout d’un soubassophone (moi non plus je ne savais pas que ça existait). Ah-ah ! un indice ! Je me dirige donc vers l’instrument gigantesque, passe une frontière invisible près de la librairie Pantoute et me retrouve (enfin), en plein Belgistan.

La Fanfare du Belgistan

J’avais beaucoup d’attentes pour ces musiciens et franchement, ils ne m’ont pas décus. Je n’ai écouté que trois chansons, parce que je devais partir vers un autre spectacle, mais je me suis promise de me procurer leur disque. Outre les chansons disponibles sur leur MySpace, j’ai réussit à trouver un minuscule vidéo filmé jeudi dernier (Rue Mazarine !!!!). Allez les voir ce soir ! Ils sont devant la librairie et c’est leur dernière prestation !!!

Tape tes pieds, tape tes mains

Je remonte Grande-Allée, passe devant le Parlement et remarque que Duplessis à la goutte au nez (j’ai pris une photo parce que c’était très drôle mais elle est floue, tant pis). J’arrive enfin au Parc de la Francophonie, où se trouve la scène Molson Dry et ses ballons de plage meurtriers. (Moment favori de la soirée : lorsque la sécurité a retiré les ballons :P ). J’arrive pile poil entre deux prestations et la foule est encore assez dispersée pour que je me glisse jusqu’à l’avant. À côté d’un couple et de leur (trop) grand ado qui sont, j’en suis sûre, les mêmes personnes qui étaient devant moi l’an passé à la même date. Et le grand ado me cache encore, grrrrrr…. (la bonne nouvelle c’est qu’avec les va et vient des vendeurs de bière, j’ai pu me placer rapidement derrière son épaule plutôt que sa grosse tête).

Avant Pierre Lapointe, un autre artiste en prestation, le français Jamait. Si son nom m’était vaguement familier, je n’avais aucune connaissance de son répertoire musical. Des chansons d’amour, de rupture, puis encore d’amour. Des mélodies hop la vie, parfois un peu plus valsantes, la foule embarque et tape des mains. Jamait, mime ses paroles, s’amuse sur la scène, taquine ses musiciens. Il est content d’être là (ce qui fait toute la qualité de sa prestation) et revient sur scène ravit lorsque l’équipe technique lui dit qu’il a le temps de faire un petit rappel. Pour ma part, c’est une découverte coup de coeur. Pour les deux nouilles derrière moi, elles ne comprennent pas son accent lorsqu’il parle, ce qui est totalement ridicule parce que son français est parfaitement clair.

Jamait

Et le plat de résistance

Enfin, les techniciens prépare la scène pour Pierre Lapointe. Certaines jeunes filles sont survoltées et font une ovation lorsque le piano est apporté sur scène (c’est parce que… c’est juste le piano…). Un épais décide de se rendre à l’avant avec la technique du fonce-dans-le-tas (merci de m’avoir plaqué, connard) et nous sommes maintenant tassés comme des sardines. Disons que ce n’est pas le moment pour devoir quitter les lieux d’urgence. Enfin, le spectacle commence, une prestation complètement différente de celle de l’an passé et mes deux nouilles de tantôt l’on su dès que Pierre a fait son entrée : « Hey, y’est pas habillé comme l’année passée ! » Bravo, oeil de lynx ! C’était très tentant de me retourner pour leur dire qu’en fait aucun des musiciens et peut-être même aucun des techniciens n’étaient habillés comme l’an passé, mais le Maquis, seule nouvelle chanson originale sortie cette année, commençait, alors j’ai laissé tombé.

Pierre est mauve

Toujours avec son quatuor de fantastiques musiciens (sauf que Philippe B reçoit plus d’applaudissements qu’avant), plus une batterie et une guitare électrique supplémentaire. En général des chansons beaucoup plus rock, une version de Tous les visages quasi méconnaissable et pas un, pas deux, mais TROIS covers : Les Plaisirs démodés d’Aznavour, Mal de Johnny Hallyday (avec une finale « à la Diane Dufresne », couché sur la scène à se tordre de douleurs :D ) et Tout écartillé de Charlebois (!!!). Le roi des covers, que je dis. Pierre est en pleine forme et est excité comme un enfant de 7 ans qui a envie de pipi (!!!-bis). Ses blagues me font toujours rire autant, même si ça reste plus ou moins toujours les mêmes, j’adore son personnage d’être supérieur idolâtré par son public :P Bref, j’ai eu l’impression de voir un tout nouveau spectacle vu le peu de ressemblance avec le dernier. Environ 1h30 de prestations, je suis prête à le revoir n’im-por-te-quand.

Pierre Lapointe Cordes

Bon, assez pour maintenant ! Je prends une pause de festival jusqu’à mercredi, ça va me permettre de me remettre en état de marche, de dormir et d’être d’attaque pour la Rue Kétanou à l’Impérial !

Qui se ressemble...

2 réponses à Allez-y, criez plus fort, vos cris seront ma mort
  1. Nazamout Répondre

    Elles sont quand même jolies, ces patates au four… (han? comment ça, ce ne sont pas des pommes de terre géantes enveloppées dans du papier alu?)

  2. [...] depuis sa participation à l’excellent album Terrain vague. On se rappellera d’ailleurs du t... sugarplum-art.com/aether/?p=1128

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