Deux soirs de suite, je vois double

( Prologue : les photos sont encore sur ma carte-mémoire, je veux graver des données sur dvd avant, mon disque dur d’ordinateur commence à être plein… À suivre ! )

Par quoi commencer ? Peut-être par une comparaison de l’ambiance des deux soirs…

Mercredi, ma soirée se déroulait à l’Impérial, rue St-Joseph. Je n’étais jamais entrée dans cette jolie salle et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. À mon arrivée, il restait encore quelques trous entre les groupes de gens qui discutaient alors j’ai pu me glisser sans effort au bord de la scène (oh la conne qui a laissé sa caméra chez elle !). La salle s’est rapidement remplit, nous étions très tassés et il faisait chauuuuuuuuuuuud. Le public était majoritairement des fans de la Rue Kétanou (+ beaucoup d’amateurs de Tricot Machine) et n’essayait pas de parler plus fort que les artistes sur la scène (genre le contraire de tout ce que j’ai vu sur les Plaines…). Je suis restée jusqu’à la toute fin du spectacle (il faut dire que je voyais la set-list de la Rue Kétanou donc je savais exactement combien de chansons il restait, même si je ne voyais pas les titres !). Malheureusement, je suis restée un rappel de trop : j’ai raté de dix minutes le bus qui va directement de la Place Jacques-Cartier à chez moi (et qui passe seulement une fois l’heure le soir) ! J’ai donc pris le Métrobus jusqu’à l’université pour voir mon transfert nous passer en plaine face. Arrrrrgh… 40 minutes d’attente, pour finalement arriver un peu avant 1hre du mat’… soit une heure plus tard que si j’avais pris le premier bus (ô RTC, faites donc passer les parcours 74/84 plus souvent, c’est ridicule de prendre 1h30 pour partie de St-Roch !).

Jeudi soir, les Plaines. Tricot Machine et la Rue Kétanou encore une fois, mais en version raccourcie, puisqu’ils faisaient la première partie de Tryo. La foule était majoritairement… des jeunes adolescentes qui trouvaient les membres de Tryo hawt. Sur le coup, j’ai cru que je m’étais trompée de journée et que j’allais assisté à une prestation des Backstreet Boys. Elles jacassent, beaucoup, elles parlent de cheveux, elles cherchent les gars cute de leur l’école (le gars de dos là-bas est pareil à Martin… de dos !) et elles restent ébahies pendant plusieurs longues minutes lorsqu’elles s’appercurent qu’elles pouvaient voir la lumière du petit clignotant du laisser-passer même en mettant leur pouce par-dessus. Wow. Bref, je me sentais tellement dans mon élément que j’ai changé de coin (mais aussi parce qu’en avant au milieu, on ne voyait pas grand chose, le bord de la scène cachait tout), et me suis retrouvée dans la section des fumeurs qui soufflent leur fumée au visage des gens derrière eux (moi), qui se frottent contre moi en dansant (eurk), qui sautent les bras en l’air et qui crient dans mes oreilles. Ouf. Au moins je voyais plus que la tête des musiciens mais j’ai encore eu de la difficultée à cause de ceux-qui-sautent-avec-les-bras-dans-les-airs. Il y a aussi eu le roux avec un drôle de visage de lutin (lui y sautait vraiment trop !) qui a décidé que j’étais son amie parce que je faisais pitié à essayer de prendre une photo entre les têtes et les bras, et qui m’a prise par le cou pour me donner des conseils. Note à tous les inconnus affecteux : je ne suis pas votre amie.

À vos aiguilles !

Je connaissais la majorité des chansons de Tricot Machine. Parce que Radio-Canada, Bande à Part et CHYZ adorent le groupe et les font jouer régulièrement. Mais les entendre bout à bout m’a convaincue de la beauté de leur composition (du très joyeux à l’étrangement sombre) et Un Monstre sous notre lit est définitivement ma pièce préférée 9quoique j’ai un nouveau coup de coeur pour l’Ours). Comment ne pas aimer un groupe qui mentionne le Trou de la Fée dans une de ses chanson ? (Là où il fait bon s’assomer contre le plafond bas… ) Mercredi soir, devant un Impérial bondé, le duo et ses musiciens jouaient devant leur plus grosse foule en carrière (reccord battu dès le lendemain sur les Plaines). Les gens reconnaissaient les pièces, beaucoup chantaient, tous dansaient et tapaient des mains… L’accueil était peut-être un peu moins chaleureux sur les Plaines, mais ceux qui ont écoutés autours de moi ont semblé apprécier. Quant à moi, ce fut le coup de coeur total, j’ai un détour prévu à la tente Archambault demain pour attraper le CD (pas que je saute de joie à l’idée d’acheter chez Archambault, mais je vais profiter des rabais du festival…).

Un doux mélange de romance et de démence
Quand le fermier a tiré, Pow pow !!

Danse une fille…

La Rue Kétanou ! Après avoir entendu plusieurs mauvaises langues parler de séparation future du groupe, je croyais que ces deux spectacles seraient mes uniques chances de les voir sur scène. Or, à mon grand bonheur, le trio français a commencé sa prestation avec des nouvelles pièces et la mention d’un « future album ». Suivirent ensuite les Almarita, Fiancée de l’eau, Danse, Tu parles trop et compagnie, en plus de la reprise d’une pièce du groupe Bratsch, Au bar est barré papa, chanson et groupe qui me sont inconnus mais que j’ai adoré. Seule grande déception : le lendemain sur les Plaines, le groupe a joué les mêmes pièces, dans le même ordre (sauf quelques-unes en moins). J’aurais aimé quelque chose de différent, considérant que le groupe a trois albums à son actif (si on inclut Ouvert à Double Tour). Mais bon, ça m’aura donné l’excuse idéale pour me déplacer vers la droite, afin de voir un peu mieux les musiciens.

Ma technodélire psychédélique, apocalypticodramatique

Les derniers mais non les moindres, Tryo. Accompagnés de 3 cuivres et d’un violon et violoncelle (électriques, blehhh…), illustrés sur écrans géants par des animations graphiques assez… particulières disons, le quatuor a joué pendant environ deux heures beaucoup de ses morceaux connus, en plus de quelques nouveautés (encore une mention de nouvel album !). Vraiment, un spectacle très bien monté, un peu loin du petit groupe reggae des débuts (j’ai raté un chapitre, depuis quand ils sont aussi populaires ?). Une reprise de All you need is love des Beatles, très fidèle à l’originale (avec Franz Schuller de Grim Skunk comme invité). je n’ai pas grand chose à dire sauf qu’ils avaient raison : Yakamonéyé est meilleur en spectacle que tous les enrigistrements que j’ai pu entendre. C’est looooong et j’aime ça :)

Après Tryo, le Grupo Puja! s’élevait au-dessus de la foule pour ses acrobaties aérienne, mais j’ai décidé de prendre le chemin vers mon lit à la place.

Avec moins de 9 heures de sommeil en 2 jours, je suis un peu secouée mentalement, ce qui explique pourquoi j’ai passé la moitié de la journée sur ce petit texte. :P

Qui se ressemble...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous

Pour recevoir un message à chaque nouvelle mise à jour, vous pouvez vous abonner en inscrivant votre courriel ci-dessous.
Un fil RSS est également disponible.

Les plus lus