Diminuer les ravages de l’huile de palme

Forêt pluviale rasée

Déforestation en prévision de la culture de palmiers à huile. Image de Greenpeace.

Cette semaine, le biologiste Jean Lemire prenait une pause de son tour du monde pour faire une petite tournée des médias québécois et apporter quelques bien tristes constats observés aux quatre coins du globe.

Parmi les mauvaises nouvelles, celle de l’huile de palme qui, malgré les nombreuses campagnes des organismes écologiques, dont Greenpeace et WWF, continue son expansion en Indonésie. Des forêts tropicales sont drainées puis brûlées pour laisser le champs libre à la culture des palmiers à huile, ce qui cause bien entendu de graves problèmes à la biodiversité, à la faune, ainsi qu’à la population locale, qui ne retire pas les profits de cette culture.

Oui, la culture durable commence à apparaître tranquillement, mais puisque cette huile est consommée en quantité industrielle dans les pays occidentaux, la vraie solution au problème est de diminuer notre consommation. Voici quelques trucs pour éliminer cette huile de votre maison.

Dans la cuisine

L’huile de palme se retrouve dans les aliments sous des dizaines de noms différents (et les produits bio n’en sont pas exempt). C’est possible d’apprendre à la repérer facilement et ainsi l’éviter, mais une méthode encore plus simple (et plus saine) est de cuisiner le plus possible à partir de produits non-transformés. Quoi de meilleur que des biscuits maison ? Sûrement pas ceux emballés sur des tablettes depuis des semaines et remplit d’ingrédients au nom imprononçable.

Un autre exemple est cette fameuse tartinade chocolatée dont les ingrédients principaux sont l’huile de palme et le sucre. Il y a des dizaines de recettes contenant majoritairement du chocolat et des noisettes (ma préférée était le Not-Tella du Veganomicon, à base d’huile de noisettes, miam). Pour ceux qui n’ont pas de robot ou sont pressés, il suffit d’utiliser du beurre d’amandes ou de noisettes auquel on ajoute un peu de cacao. Rien de comparable à la populaire version commerciale.

Pour la margarine, on peut la remplacer par une huile végétale (tournesol, olive, etc) ou de l’huile de noix de coco pour une huile à la texture plus solide. Pour tartiner sur du pain, Rose Madeleine propose une recette de beurre végétal que je n’ai toujours pas testé.

Sous l’évier

La partie facile. Bien que l’huile de palme se retrouve dans plusieurs produits de nettoyage, on peut facilement remplacer ceux-ci par 3 produits de base : du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude et du savon. On y ajoute ensuite quelques gouttes d’huile essentielle pour l’odeur et le tour est joué. J’aime beaucoup l’eucalyptus et le melaleuca (arbre à thé) pour prévenir les moisissures dans la salle de bain, les huiles d’agrumes pour éliminer tâches grasses et mauvaises odeurs dans la cuisine et la lavande pour une ambiance apaisante dans la chambre à coucher.

Dans la salle de bain

Encore une fois, bien lire les étiquettes sur les cosmétiques. Préférer les savons à base d’huiles d’olive, de noix de coco ou de beurre de karité et utiliser des produits à base d’ingrédients naturels. Il existe également assez de recettes maison pour faire un article à ce sujet. Parmi mes préférées, j’aime ce beurre corporel qui hydrate mieux que n’importe quel produit du marché.

Sources et ressources

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