Archives pour la catégorie ‘Sortie côté cours’

Midi en musique

Pendant l’été, plusieurs parcs du centre-ville de Montréal offrent des spectacles gratuits pour les travailleurs qui ont la chance de travailler tout près. Ce n’est pas mon cas, mais par un coup de chance, le groupe qui m’intéressait le plus dans ces concerts extérieurs, Sagapool (qui était connu sous le nom de Manouche jusqu’à l’an dernier), jouait en plein dans ma semaine de vacances. J’ai donc délaissé ma peinture le temps d’une pause jazz-manouche sous les nuages.

J’avais déjà vu la violoniste, Zoé Dumais, jouer avec un autre groupe et j’avais été impressionnée par l’énergie qu’elle dégageait sur scène. C’était avant de la revoir faire la même chose, mais avec une grossesse de plusieurs mois.

Sagapool - 11

Quand au reste du groupe, il était impeccable. Des musiciens de talents, qui s’échangent les instruments et jouent parfois à 4 ou 6 mains (d’ailleurs, quatre des six membres du groupe sont passés à la contrebasse durant la courte performance).

Sagapool - 10Sagapool - 1
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Un groupe à revoir absolument en salle, lorsque la tournée reprendra à la fin de l’automne (car plusieurs membres du groupe seront en congé parental d’ici là).

Pour les intéressés, les concerts gratuits se poursuivent jusqu’à la fin août, entre autres au Square Phillips le mercredi et au Square Victoria le jeudi.

Soirée swing-manouche

Le Hot Club de ma Rue (http://www.myspace.com/lehotclubdemarue)

Un an auparavant, j’avais vu le groupe sur une terrasse ensoleillée, également dans le cadre du festival de Jazz. L’expérience devait être légèrement semblable cette année, mais à la dernière minute, le spectacle a été déplacé en fin de soirée, sous une petite tente aux places assises. C’est par pur hasard que j’ai appris ce changement, heureusement, et j’avoue que l’endroit était fort approprié. Petit, intime, à l’abri du bruit de la foule et de l’orage électrique qui rageait au dehors, le seul défaut de l’endroit était le mauvais éclairage, peu approprié aux photos.

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Le Hot Club de ma Rue - 5Le Hot Club de ma Rue - 2

Pour le groupe, rien à redire. Des interprétations exemplaires de succès swing-manouche des années 40-50, des musiciens incroyables, quelques nouvelles pièces dont une qui pourrait s’appeler « changer une corde de guitare pétée sans que ça ne paraisse dans la chanson » (quand je dis que les musiciens sont incroyable… ce fut une improvisation qui a mérité une ovation debout).

C’est ce qui conclut le Festival de Jazz pour cette année, mais pas les concerts de l’été. Il y a des concerts gratuit au centre-ville, et les Francofolies commencent dans une semaine. Vite, prenons un peu de sommeil en avance !

Chère Bet.E

(http://bet-emusic.com/)

Vendredi, 10 juillet.

Voix féminine de l’ancien duo Bet.E & Stef (duo qu’elle refuse de nommer, l’appelant simplement « son dernier groupe »), Bet.E a donné beaucoup de concerts aux quatre coins du monde. C’est sans doute ce succès qui a justifié qu’après son premier album solo elle se retrouve déjà à chanter sur la plus grande scène du festival. Était-ce le meilleur endroit ? Probablement pas. Bien que la foule ait été plutôt nombreuse (mais beaucoup moins que pour Patrick Watson ou même Florence K), le style de musique, majoritairement des bossa nova plutôt tranquilles, aurait été plus apprécié sur une scène plus petite, plus intime, quitte à jouer 2 soirs de suite.

Bet.E - 9

Bien que tranquille (très tranquille), côté interprétation il n’y a pas grand chose à reprocher. La qualité instrumentale a été présente, la foule se dandinait un peu et tapait des mains, mais nous sommes loin d’une performance inoubliable. Ça revenait à écouter l’album, mais avec un peu d’éclairage coloré.

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Bet.E - 5

Là où le spectacle rate son coup, c’est avec la présence de la chanteuse. Peut-on mettre ça sur le stress de donner des premiers spectacles en solo devant une grande foule ou sur l’arrogance de se voir dérouler le tapis rouge au festival de jazz ? Je préfère penser que c’est du stress. Mais peu importe, Bet.E ne semblait pas… naturelle. Ses sourires semblaient forcés, ses interventions était longues, un peu hors sujet et maladroites, si bien que c’était presque un soulagement lorsqu’elle recommençait à chanter.

Bref, une soirée où nous avions beaucoup d’attentes mais qui nous a laissé un arrière-goût un peu amer.

À venir : une dernière soirée, avec le Hot Club de ma Rue.

Patrick Watson à grande échelle

(http://www.myspace.com/patrickwatson)

Recette gagnante : Prenez un musicien montréalais talentueux et apprécié, offrez-lui la plus grande scène extérieure du festival de jazz, donnez-lui carte blanche pour un spectacle gratuit de deux heures et laissez agir.

C’est un peu comme ça qu’on pourrait résumer le spectacle de la semaine dernière. Patrick Watson a décidé de bien utiliser cette chance de faire son plus gros spectacle en carrière (le 2e étant lui aussi dans le cadre du fijm, il y a quelques années). Tout a été pensé pour plaire au public ravi : musiciens et chanteurs invités (dont Lhasa de Sela et le batteur Guy Nadon), projections d’images sur un grand rideau blanc devant la scène ainsi que sur les édifices autours, jeux d’ombres chinoises, feux d’artifices, choristes grimpées sur le toit de la Place des Arts, chantant avec un mégaphone, arbres qui dansent, et autres manifestations artistiques…

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La foule était immense et compacte, c’est avec beaucoup de chance que j’ai réussit à me glisser vers l’avant. Mais même ceux à l’arrière n’ont pas été négligés, le groupe ayant chanté 3 chansons sur une plate-forme au milieu du public, équipés d’un attelage de haut-parleurs et éclairages. C’était à notre tour, à l’avant, de devoir regarder la performance sur les écrans géants.

Patrick Watson - 3

Bref, une soirée magique qui a su plaire à tous, même ceux qui n’étaient pas des fans du chanteur au départ.

À venir : Bet.E

4 juillet : Musique et météo

Lors du déluge de la veille (mentionné précédemment), mon vieux parapluie a rendu l’âme lorsque l’eau s’est mise à traverser son tissu (on peut dire ici que j’use mes chose jusqu’à la corde, oh que oui). J’avais donc décidé le lendemain de ne pas m’encombrer de sa dépouille, décision que j’ai quand même regretté car l’après-midi a été un mélange de pluie forte, soleil brûlant et vents froids. Et je n’avais qu’un t-shirt, uh-uh…

Le plan de l’après-midi était simple : La Fanfare du Belgistan, Gadji-Gadjo, La Fanfare du Belgistan (ce 2e spectacle a été annoncé à la dernière minute), Gadji-Gadjo. Je suis une maniaque, je sais.

Je vais sauter le passage sur Gadji-Gadjo car je n’ai rien à dire de plus que la dernière fois : 2 prestations géniales, encore très différentes, une sous une forte pluie, l’autre au milieu de la foule car la scène n’était pas disponible. Les deux fois, le groupe a réussit à attirer le soleil.

La fanfare du Belgistan (http://www.myspace.com/belgistan)

Fan des Ogres de Barback, je connais la Fanfare depuis sa participation à l’excellent album Terrain vague. On se rappellera d’ailleurs du temps que j’avais passé à les chercher des les rues que Québec il y a deux ans. À cette époque, je n’avais pu voir que 3 chansons, j’avais donc ici une chance en r de me reprendre.

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Que dire de plus que ce groupe belge est à voir absolument ! Des harmonie parfaites, un mélange de percussions, cuivres et vents, des arrangements réglés au quart de tour. La foule a été difficile à faire levée mais ils ont tout de même réussit. Et leur deuxième album (surprise ! un nouveau disque !) s’est vendu comme des petits pains chauds après chaque performance (bien sûr j’en ai adopté un :) ). Le groupe a joué toute la semaine au festival, j’espère qu’ils avaient apporté suffisamment de disques dans leurs valises.

La Fanfare du Belgistan - 16

Les musiciens sortaient à peine (ou presque) de l’avion samedi, malgré la fatigue ils ont tenus le coup pour leurs deux spectacles. Les autres jours étaient peut-être même plus énergiques mais d’autres engagements m’ont empêché d’y retourner (ménage, boulot, ce genre de trucs passionnants).

À venir : la magie de Patrick Watson.

La nuit de Florence K

Vendredi. Je quitte mon appartement sous une légère averse, me disant que ce n’était pas quelques gouttes qui allaient gâcher un spectacle. Le temps d’arriver à la Place des Arts et l’averse s’était transformée en déluge. Il y avait déjà une bonne foule, cachée sous les parapluies, et je faisais déjà le deuil de mes photos en réalisant que je ne verrais peut-être pas le spectacle, même si j’étais bien placée.

Before the show

Puis, à peine Florence K arrivée sur scène que magie ! La pluie s’est transformée en fine bruine pour ensuite s’arrêter rapidement. Les parapluies se sont immédiatement fermés, à part quelques bornés dont une dame qui s’accrochait à 2 mains de peur qu’on lui ferme de force (note à ces quelques bornés : si vous avez peur à ce point de recevoir un peu d’eau, n’allez pas vous placer à l’avant, vous cachez tout le monde… aussi : comment faites-vous pour prendre votre douche avec cette peur de l’eau ?).

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La prestation a duré une heure dans laquelle s’est mélanger musiques cubaines, brésiliennes, salsas, tangos, blues,… Le talent de la K au piano et à la voix est incontestable, et de plus, elle est entourée d’excellents musiciens qui ont su faire des arrangements et des enchaînements magnifiques sur les pièces.

Florence K - 1

À venir : encore de la pluie, encore Gadji-Gadjo et la Fanfare du Belgistan.

Première journée de juillet, deuxième de festival

Puisque je ne travaillais pas en ce chaud mercredi, j’avais prévu de passer l’après-midi au festival, retourner souper à la maison, puis aller voir un dernier spectacle en fin de soirée. Question d’être bien reposée le lendemain au travail, genre.

Gadji-Gadjo (http://www.myspace.com/gadjigadjo)

Savant mélange de musique tzigane d’Europe de l’est et de musique traditionnelle aux racines québécoises, j’ai découvert ce groupe avec leur premier album en 2005. Lorsque j’ai su qu’ils jouaient tout plein de fois cette semaine au fijm, je devais aller les voir plus d’une fois. J’ai donc commencé leur série de prestations avec 2 spectacles de suite.

Gadji-Gadjo 15Gadji-Gadjo 14

J’oserais dire que s’ils sont excellent sur disque, ils sont encore meilleur sur scène. Des enchaînements rapides, une parfaite synchronisation, l’expérience d’un groupe qui roule sa bosse depuis déjà un moment. Et comble de bonheur, ils ont compris comment offrir plusieurs prestations à un public : en ne jouant pas toujours la même chose. Ce sont 2 spectacles différents que j’ai vu, avec 2 foules légèrement différentes mais tout aussi ravie que moi.

Gadji-Gadjo 11

Pour vous convaincre de leur talent, voici leur hommage au métal (version tziganne) : Allegro Diabolico. J’adore :)

The Pappy Hour Big Band (http://pappyhourbigband.com/)

Peu de chose à dire sur ce big band sinon qu’un ami y joue et que les prestation était parfaitement située entre les deux performances de Gadji-Gadjo. C’est donc assise dans un peu d’ombre que j’ai écouté une heure de cuivres et percussions latines, en tapant du pied et en buvant la slush rouge la plus chimique à laquelle j’ai goûté de ma vie (beurk).

Creature (http://www.myspace.com/creaturecreature)

En théorie, la description de ce groupe montréalais est très alléchante : un disco-punk mélangeant les influences de Prince et des B-52′s.

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En pratique, je n’avais pas l’intention de rester jusqu’à la fin, mais je n’ai pas pu quitter lorsque j’ai entendu leur musique. Le groupe est une véritable tornade sur scène et ils ont réussit à envouter et faire danser la foule après quelques secondes à peine. Sur scène, le groupe est plus punk que disco, avec un son bien pesant et une énergie explosive. Mais les mélodies gardent leur côté dansant et ils ont définitivement gagné mon coeur.

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À venir : de la pluie et Florence K

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