Petite annonce du samedi matin
Quelques images de jeudi soir sont disponibles sur mon compte Flickr.
Quelques images de jeudi soir sont disponibles sur mon compte Flickr.
( Prologue : les photos sont encore sur ma carte-mémoire, je veux graver des données sur dvd avant, mon disque dur d’ordinateur commence à être plein… À suivre ! )
Par quoi commencer ? Peut-être par une comparaison de l’ambiance des deux soirs…
Mercredi, ma soirée se déroulait à l’Impérial, rue St-Joseph. Je n’étais jamais entrée dans cette jolie salle et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. À mon arrivée, il restait encore quelques trous entre les groupes de gens qui discutaient alors j’ai pu me glisser sans effort au bord de la scène (oh la conne qui a laissé sa caméra chez elle !). La salle s’est rapidement remplit, nous étions très tassés et il faisait chauuuuuuuuuuuud. Le public était majoritairement des fans de la Rue Kétanou (+ beaucoup d’amateurs de Tricot Machine) et n’essayait pas de parler plus fort que les artistes sur la scène (genre le contraire de tout ce que j’ai vu sur les Plaines…). Je suis restée jusqu’à la toute fin du spectacle (il faut dire que je voyais la set-list de la Rue Kétanou donc je savais exactement combien de chansons il restait, même si je ne voyais pas les titres !). Malheureusement, je suis restée un rappel de trop : j’ai raté de dix minutes le bus qui va directement de la Place Jacques-Cartier à chez moi (et qui passe seulement une fois l’heure le soir) ! J’ai donc pris le Métrobus jusqu’à l’université pour voir mon transfert nous passer en plaine face. Arrrrrgh… 40 minutes d’attente, pour finalement arriver un peu avant 1hre du mat’… soit une heure plus tard que si j’avais pris le premier bus (ô RTC, faites donc passer les parcours 74/84 plus souvent, c’est ridicule de prendre 1h30 pour partie de St-Roch !).
Jeudi soir, les Plaines. Tricot Machine et la Rue Kétanou encore une fois, mais en version raccourcie, puisqu’ils faisaient la première partie de Tryo. La foule était majoritairement… des jeunes adolescentes qui trouvaient les membres de Tryo hawt. Sur le coup, j’ai cru que je m’étais trompée de journée et que j’allais assisté à une prestation des Backstreet Boys. Elles jacassent, beaucoup, elles parlent de cheveux, elles cherchent les gars cute de leur l’école (le gars de dos là-bas est pareil à Martin… de dos !) et elles restent ébahies pendant plusieurs longues minutes lorsqu’elles s’appercurent qu’elles pouvaient voir la lumière du petit clignotant du laisser-passer même en mettant leur pouce par-dessus. Wow. Bref, je me sentais tellement dans mon élément que j’ai changé de coin (mais aussi parce qu’en avant au milieu, on ne voyait pas grand chose, le bord de la scène cachait tout), et me suis retrouvée dans la section des fumeurs qui soufflent leur fumée au visage des gens derrière eux (moi), qui se frottent contre moi en dansant (eurk), qui sautent les bras en l’air et qui crient dans mes oreilles. Ouf. Au moins je voyais plus que la tête des musiciens mais j’ai encore eu de la difficultée à cause de ceux-qui-sautent-avec-les-bras-dans-les-airs. Il y a aussi eu le roux avec un drôle de visage de lutin (lui y sautait vraiment trop !) qui a décidé que j’étais son amie parce que je faisais pitié à essayer de prendre une photo entre les têtes et les bras, et qui m’a prise par le cou pour me donner des conseils. Note à tous les inconnus affecteux : je ne suis pas votre amie.
À vos aiguilles !
Je connaissais la majorité des chansons de Tricot Machine. Parce que Radio-Canada, Bande à Part et CHYZ adorent le groupe et les font jouer régulièrement. Mais les entendre bout à bout m’a convaincue de la beauté de leur composition (du très joyeux à l’étrangement sombre) et Un Monstre sous notre lit est définitivement ma pièce préférée 9quoique j’ai un nouveau coup de coeur pour l’Ours). Comment ne pas aimer un groupe qui mentionne le Trou de la Fée dans une de ses chanson ? (Là où il fait bon s’assomer contre le plafond bas… ) Mercredi soir, devant un Impérial bondé, le duo et ses musiciens jouaient devant leur plus grosse foule en carrière (reccord battu dès le lendemain sur les Plaines). Les gens reconnaissaient les pièces, beaucoup chantaient, tous dansaient et tapaient des mains… L’accueil était peut-être un peu moins chaleureux sur les Plaines, mais ceux qui ont écoutés autours de moi ont semblé apprécier. Quant à moi, ce fut le coup de coeur total, j’ai un détour prévu à la tente Archambault demain pour attraper le CD (pas que je saute de joie à l’idée d’acheter chez Archambault, mais je vais profiter des rabais du festival…).
Un doux mélange de romance et de démence
Quand le fermier a tiré, Pow pow !!
Danse une fille…
La Rue Kétanou ! Après avoir entendu plusieurs mauvaises langues parler de séparation future du groupe, je croyais que ces deux spectacles seraient mes uniques chances de les voir sur scène. Or, à mon grand bonheur, le trio français a commencé sa prestation avec des nouvelles pièces et la mention d’un « future album ». Suivirent ensuite les Almarita, Fiancée de l’eau, Danse, Tu parles trop et compagnie, en plus de la reprise d’une pièce du groupe Bratsch, Au bar est barré papa, chanson et groupe qui me sont inconnus mais que j’ai adoré. Seule grande déception : le lendemain sur les Plaines, le groupe a joué les mêmes pièces, dans le même ordre (sauf quelques-unes en moins). J’aurais aimé quelque chose de différent, considérant que le groupe a trois albums à son actif (si on inclut Ouvert à Double Tour). Mais bon, ça m’aura donné l’excuse idéale pour me déplacer vers la droite, afin de voir un peu mieux les musiciens.
Ma technodélire psychédélique, apocalypticodramatique
Les derniers mais non les moindres, Tryo. Accompagnés de 3 cuivres et d’un violon et violoncelle (électriques, blehhh…), illustrés sur écrans géants par des animations graphiques assez… particulières disons, le quatuor a joué pendant environ deux heures beaucoup de ses morceaux connus, en plus de quelques nouveautés (encore une mention de nouvel album !). Vraiment, un spectacle très bien monté, un peu loin du petit groupe reggae des débuts (j’ai raté un chapitre, depuis quand ils sont aussi populaires ?). Une reprise de All you need is love des Beatles, très fidèle à l’originale (avec Franz Schuller de Grim Skunk comme invité). je n’ai pas grand chose à dire sauf qu’ils avaient raison : Yakamonéyé est meilleur en spectacle que tous les enrigistrements que j’ai pu entendre. C’est looooong et j’aime ça
Après Tryo, le Grupo Puja! s’élevait au-dessus de la foule pour ses acrobaties aérienne, mais j’ai décidé de prendre le chemin vers mon lit à la place.
Avec moins de 9 heures de sommeil en 2 jours, je suis un peu secouée mentalement, ce qui explique pourquoi j’ai passé la moitié de la journée sur ce petit texte.
Tricot Machine avec confettis, fanfare et ours qui danse = génial
La Rue Kétanou qui fait plusieurs nouvelles chansons = génial
Se lever à 5h30 pour aller travailler (après environ 4 hres de sommeil) = pas si génial que ça
Après une journée complète à peser le pour et le contre, j’ai décidé, malgré la fatigue, d’aller voir Tricot Machine et la Rue Kétanou ce soir. Et ce, même s’ils sont tous les deux sur les Plaines demain. SAUF : je n’apporte pas mon appareil photo et je me donne le droit de partir avant la fin pour me coucher plus tôt (ben oui, ben oui…). Je parlerai du spectacle en même temps que de celui de jeudi soir.
C’est alors que nous saurons si j’apprécie vraiment la musique de Tricot Machine ou si je la trouve juste cute (ce qui n’est pas un défaut).
(Pardon, c’est très long tout ça… )
Lors du dernier épisode, la pluie commençait à tomber sur la ville. Cinq minutes plus tard, je prenais mon sac et quittais l’appartement en direction de la rue St-Jean. Or, en posant le pied sur le trottoir, le torrent s’est déchaîné et je n’ai eu que le temps de me rendre jusqu’à l’arrêt de bus avant que les éléments se déchaînent. Mais puisqu’il n’était que 17hres, ce n’était pas assez pour me faire rebrousser chemin et je suis donc partie en direction du festival. Entre mon transfert, j’ai mangé un sandwich et bu un café cheap dans un resto et lorsque je suis ressortie, tadam, le soleil était de retour !
Mijoté de racines africaines
Il était environ 18h20 lorsque je posai le pied sur Place d’Youville. Les animations dans la rue n’étaient pas commencée, sauf pour un théatre de table où les fourchettes avaient pris le contrôle. Mais comme la pauvre troupe était placée près de la Place d’Youville et n’avait pas de micros, impossible d’entendre les dialogues et le premier rang était déjà plein. Je suis donc retournée à la source du bruit, le temps de deux ou trois chansons. Femi Kuti & The Positive Force, du Nigeria. La foule était encore un peu dispersée, j’ai donc pu facilement me glisser à l’avant.
Accompagné de musiciens presque trop nombreux pour la taille de la scène et de trois magnifiques choristes/danseuses/percussionistes qui bougeaient leur bassin vite-vite-vite, Femi Kuti chante, joue du saxophone et bouge tout le temps dans le peu d’espace libre qui restait. On dirait une version africaine de Grégory Charles (et moi j’aime Grégory
). Je suis charmée et quitte la place après une vingtaine de minutes, juste comme la pluie recommence.
Voyage sans passeport
De l’autre côté des portes, exactement au même endroit que la veille, j’aperçois les créatures d’Urbanthropus qui visiblement ne craignent pas l’eau. Je m’installe donc le long d’un mur et les observent alors qu’ils descendent (sans problème et dans un synchronisme incroyable) la pente de gazon mouillé. Alors que le duo se rejoint dans le bas de la pente, j’ai compris ce que la description voulait dire en parlant d’êtres asexués, mais non dénués d’un certain érotisme. (Mais non, c’était une performance familliale quand même ! D’ailleurs une petite fille m’a dit que c’était des COS-TU-MES, je suis un peu déçue… )
Je continue jusqu’à la côte du palais, toujours en quête de la fichue Fanfare, il n’y a toujours pas grand chose dans la rue (sauf des files énormes pour les restos), il est presque 19h30 et je me prépare à abandonner et me diriger vers le Parc de la Francophonie. MAIS, en faisant demi-tour, j’apperçois dans la foule le bout d’un soubassophone (moi non plus je ne savais pas que ça existait). Ah-ah ! un indice ! Je me dirige donc vers l’instrument gigantesque, passe une frontière invisible près de la librairie Pantoute et me retrouve (enfin), en plein Belgistan.
J’avais beaucoup d’attentes pour ces musiciens et franchement, ils ne m’ont pas décus. Je n’ai écouté que trois chansons, parce que je devais partir vers un autre spectacle, mais je me suis promise de me procurer leur disque. Outre les chansons disponibles sur leur MySpace, j’ai réussit à trouver un minuscule vidéo filmé jeudi dernier (Rue Mazarine !!!!). Allez les voir ce soir ! Ils sont devant la librairie et c’est leur dernière prestation !!!
Tape tes pieds, tape tes mains
Je remonte Grande-Allée, passe devant le Parlement et remarque que Duplessis à la goutte au nez (j’ai pris une photo parce que c’était très drôle mais elle est floue, tant pis). J’arrive enfin au Parc de la Francophonie, où se trouve la scène Molson Dry et ses ballons de plage meurtriers. (Moment favori de la soirée : lorsque la sécurité a retiré les ballons
). J’arrive pile poil entre deux prestations et la foule est encore assez dispersée pour que je me glisse jusqu’à l’avant. À côté d’un couple et de leur (trop) grand ado qui sont, j’en suis sûre, les mêmes personnes qui étaient devant moi l’an passé à la même date. Et le grand ado me cache encore, grrrrrr…. (la bonne nouvelle c’est qu’avec les va et vient des vendeurs de bière, j’ai pu me placer rapidement derrière son épaule plutôt que sa grosse tête).
Avant Pierre Lapointe, un autre artiste en prestation, le français Jamait. Si son nom m’était vaguement familier, je n’avais aucune connaissance de son répertoire musical. Des chansons d’amour, de rupture, puis encore d’amour. Des mélodies hop la vie, parfois un peu plus valsantes, la foule embarque et tape des mains. Jamait, mime ses paroles, s’amuse sur la scène, taquine ses musiciens. Il est content d’être là (ce qui fait toute la qualité de sa prestation) et revient sur scène ravit lorsque l’équipe technique lui dit qu’il a le temps de faire un petit rappel. Pour ma part, c’est une découverte coup de coeur. Pour les deux nouilles derrière moi, elles ne comprennent pas son accent lorsqu’il parle, ce qui est totalement ridicule parce que son français est parfaitement clair.
Et le plat de résistance
Enfin, les techniciens prépare la scène pour Pierre Lapointe. Certaines jeunes filles sont survoltées et font une ovation lorsque le piano est apporté sur scène (c’est parce que… c’est juste le piano…). Un épais décide de se rendre à l’avant avec la technique du fonce-dans-le-tas (merci de m’avoir plaqué, connard) et nous sommes maintenant tassés comme des sardines. Disons que ce n’est pas le moment pour devoir quitter les lieux d’urgence. Enfin, le spectacle commence, une prestation complètement différente de celle de l’an passé et mes deux nouilles de tantôt l’on su dès que Pierre a fait son entrée : « Hey, y’est pas habillé comme l’année passée ! » Bravo, oeil de lynx ! C’était très tentant de me retourner pour leur dire qu’en fait aucun des musiciens et peut-être même aucun des techniciens n’étaient habillés comme l’an passé, mais le Maquis, seule nouvelle chanson originale sortie cette année, commençait, alors j’ai laissé tombé.
Toujours avec son quatuor de fantastiques musiciens (sauf que Philippe B reçoit plus d’applaudissements qu’avant), plus une batterie et une guitare électrique supplémentaire. En général des chansons beaucoup plus rock, une version de Tous les visages quasi méconnaissable et pas un, pas deux, mais TROIS covers : Les Plaisirs démodés d’Aznavour, Mal de Johnny Hallyday (avec une finale « à la Diane Dufresne », couché sur la scène à se tordre de douleurs
) et Tout écartillé de Charlebois (!!!). Le roi des covers, que je dis. Pierre est en pleine forme et est excité comme un enfant de 7 ans qui a envie de pipi (!!!-bis). Ses blagues me font toujours rire autant, même si ça reste plus ou moins toujours les mêmes, j’adore son personnage d’être supérieur idolâtré par son public
Bref, j’ai eu l’impression de voir un tout nouveau spectacle vu le peu de ressemblance avec le dernier. Environ 1h30 de prestations, je suis prête à le revoir n’im-por-te-quand.
Bon, assez pour maintenant ! Je prends une pause de festival jusqu’à mercredi, ça va me permettre de me remettre en état de marche, de dormir et d’être d’attaque pour la Rue Kétanou à l’Impérial !
Je m’en fiche, je passe la soirée dehors quand même ! Un petit amuse-gueule avant de partir :
Danse, Pierre, danse !
Deuxième soirée de festival. Malgré quelques douleurs aux jambes suite à la veille et un coup de fatigue qui m’est tombé dessus en fin d’après-midi, je me suis quand même rendue sur la rue St-Jean en début de soirée en quête de la Fanfare du Belgistan. Il est un peu tôt alors je vais me chercher un sandwich au Crac, me trouve un coin de trottoir pour grignoter, vais faire pipi au McDo (ben quoi ?), puis repart à la recherche des musiciens belges. Impossibles à trouver. Alors j’ai assisté à un débarquement extraterreste.
Ce sont Urbantropus, de Suisse. En voyant les photos de leur site, je me dis que j’aurais dû les regarder un peu plus longtemps, mais tant pis, ils sont là ce soir encore :oui:
Abandonnant le projet de trouver la Fanfare du Belgistan, je me dirige vers les Plaines, afin d’arriver avant la marée humaine et de pouvoir choisir ma place. Les turbulences de la veille encore en mémoire, j’avais pour projet d’observer la foule pendant la première partie, Grim Skunk, et de me placer en fonction du mushpit (c’est-à-dire en dehord !). Or, à ma plus grande surprise, le public de Grim Skunk est beaucoup plus civilisé que celui des Cowboys. Alors que techniquement ça devrait être le contraire ! Bref, les gens dansent, chantent, sautent sur place mais personne ne pousse les autres, personne ne se frappe,… après deux chansons j’étais convaincue et m’étais approchée le plus que je pouvais de la scène.
Enfin, après une longue attente…. Manu Chao ! Que dire de plus que WOW ! Déjà au départ, j’étais à l’avant donc je voyais bien, j’avais de l’espace pour respirer et faire bouger mes cheveux (expression © Moquettes Coquettes). Quant à la performance en tant que telle, les musiciens étaient déchaînés (ou « en feu » comme tout le monde dit tout le temps), les chansons s’enchaînaient à une vitesse folle et les rappels furent interminables, tant pis pour ceux qui sont partis avant. (Est-ce que je me trompe en disant qu’ils y a eu au moins 45 minutes de rappels ???) Au menu, beaucoup de pièces de Clandestino et Esperanza, tout plein de pièces de Mano Negra (y comprit Sidi H’Bibi, quel bonheur !!!), très peu de nouvelles pièces (malgré le disque qui arrivera cet automne), et un son propre au Radio Bemba Sound System. J’ai chanté, sautillé et dansé et je souhaite de tout coeur qu’on ne m’ait pas vu sur l’écran géant… :oops: Bref, un spectacle qui valait le 30$ du laisser-passer à lui tout seul (mais j’ai bon espoir que le tandem Rue Kétanou/Tryo de la semaine prochaine soit de force égal…).
Ce soir : deuxième tentative pour la Fanfare du Belgistan et pour dessert, le plus beau, le plus grand, le plus élégant.
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