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Démembrer le noir qui m’étouffe

Trop de temps seule avec moi-même.
Trop de temps pour réfléchir.
Pas assez de présences parmi ceux qui comptent à mes yeux.
Doutes profonds à propos de la nature des amitiés.
Mensonges et trahisons.
Coeurs qui éclatent.
Haine amère.
Noir broyé finement.
Larmes froides.
Rechute émotive.

Je boude l’être humain et reste invisible. Reste à voir si des gens tiennent assez à moi pour réussir à me trouver.

Temps silencieux, qui prête à l’introspection. J’ai repris les pinceaux, le temps de quelques traits jaune gamboge. Serait-ce un retour à la création ? Je ne pourrais le dire si tôt.

Je m’enfonce dans ma sollitude mélancolique et je m’y complais, malgré la lourdeur qui s’y cache.

De l’émmergence d’une vie nouvelle

La partie de moi qui est morte il y a quelques mois a finit par créer un compost épais qui se réchauffe lentement avec les heures d’ensoleillement qui se font un peu plus longues chaque jour. Et voilà que les premiers rayons du soleil printanier ont dévoilé quelques pousses à la surface du sol. Enfin quelque chose de nouveau, de frais, de vif, qui remplira le vide laissé par la douleur qui m’a presque détruite et qui se fait encore légèrement sentir lorsque la solitude m’est trop lourde. Est ce que sera mieux ou pire ? Je m’en fiche, ce SERA et c’est tout ce qui m’importe.

Chroniques d’un ennui avancé

Encore et toujours en conflit avec le maître du temps. Mes journées sont ponctuées de creux où j’attends, dans le silence de ma petite chambre de petit appartement, que quelque chose se produise. Si seulement je savais ce que j’attends de la sorte, l’ennui serait peut-être moins grand.

Hébétitude

Les mots et les idées se bousculent dans ma tête mais je parviens difficilement à les extraire. Depuis 2 jours, je suis dans un état passif où je ne fais que rester assise, en silence, à regarder le temps se dérouler lentement. Plusieurs projets réclament mon attention, mais je n’arrive pas à les faire avancer correctement, alors je les laisse fermenter dans un coin de mon esprit. J’aurais besoin d’être secouée, mais je ne peux pas me décider à savoir si cet état d’esprit me plaît ou pas.

Surexposition

Entre deux dévoilements de chair, se replier sur soi-même. Se soustraire au regard du monde, après lui avoir dévoilé quelques-unes de ses plus secrètes pensées. À l’abri derrière les couches de voiles, méditer sur les réactions provoquées. Sur le désir suscité chez des gens qui n’ont vu qu’une parcelle, qu’un éclat de sa petite personne.

Peut-être vaut-il mieux rester cachée. Afin de se dévoiler lentement, une couche à la fois, à ceux qui veulent mettre le temps et les efforts pour découvrir, pour voir la personne derrière les pixels. Pour me voir comme je suis, et non pas comme je parais.

Bloui s’ennuie

Le temps ne se déroule pas à la même vitesse que mon esprit et du coup je me retrouve avec de grands espaces vides entre les mains, à attendre je-ne-sais-quoi dans une hébétude totale.

J’ai bien essayer de meubler ces vides en faisant lavage, promenades, lectures, folies, etc. J’ai même noirci plusieurs feuillets de mon écriture irrégulière et compacte afin de m’avancer dans mes synthèses d’herboristerie mais le soleil est encore dans le ciel après tout ça.

Ne me reste qu’à immerger mon corps dans une eau savonneuse bien chaude et laisser mon esprit briser ses barrières et traverser dans d’autres sphères question de philosopher sur les forces de l’univers et travailler sur les idées de textes qui sont coincées dans l’embouteillage de mes pensées.

Grands dieux que je m’ennuie, sortez-moi de moi !

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