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De ce qu’on pourrait appeler une sieste réparatrice

Couchée tard hier, très peu dormi, levée tôt, passée la journée à l’extérieure à aider un ami pour un projet,… Enfin à la maison, je soupe, m’étends le divan et ferme les yeux 15 secondes… Une heure plus tard je me réveille et me demande où je suis mais surtout QUI je suis ? Je ne crois pas avoir déjà été aussi désorientée de toute ma vie (mais putain qu’elle a fait du bien cette sieste !!)

Lire l’avenir dans les reflets d’une goutte d’eau

Droplet

…et être rassurée par le peu de turbulences qu’on y voit.

Assommée

S’éveiller avec un mal de tête et le traîner toute la journée. Malheureusement, je ne jouie pas d’un coquet emploi de 9 à 5 dans un petit bureau. Dans mon cas, c’est plutôt du 8 à 5 dans un entrepôt plein de bruits avec toutes les conditions nécessaires pour entretenir ma migraine et faire défiler les heures trop lentement. Depuis mon retour au bercail, j’enchaîne les massages des tempes à l’huile de menthe poivrée et les infusions chaudes. Vivement une bonne nuit de sommeil pour me replacer le crâne au bon endroit.

Couper les ponts

Fin de semaine en solitaire, comme je les aime. Du coup, mes mauvaises habitudes d’ermite reprennent le dessus et je m’isole complètement du monde extérieur. Et je recommence à me poser l’éternelle question : suis-je vraiment faite pour vivre en compagnie d’autres personnes ? Au fond de moi, je le voudrais bien mais la complaisance que je ressens face à la solitude me fait douter à chaque fois.

Lorsque je songe à certains évènements qui sont passés, un sanglot me monte à la gorge.
Lorsque je songe à certains évènements qui sont à venir, un sourire se dessine au coin de mes lèvres.

Mes désirs sont trop spécifiques et pas assez précis à la fois.

La chanson du quotidien

Tâches mécaniques, répétitives. Mes pensées s’évadent alors que mes doigts performent le rythme habituel du montage à la chaîne. 1-2-3, 1-2-3, 1-2-3,… Les bruits environnant complètent la mélodie du boulot : clac, clac, iiiIIIIIiiiiiiii, toc, toc, clac, toc, iiiIIIiiiiii, clac, clac, bam,…. Telle une Selma, je compose des musiques à partir de ces sons assymétriques.

Alors que je bat la mesure, je constate que mon esprit reprend du mieux. Certaines pensées qui me jettaient à terre récemment traversent mes pensées dans le calme et la paix. Je sens que mon âme cicatrise, mes épines repoussent aussi fortes et vigoureuses que celles que je retire nonchalamment de mes doigts lors des pauses. Je réfléchis plus clairement, je vois les choses sous un nouvel angle et je trouve des réponses simples à ce qui était des mini-drames. J’ai passé l’éponge sur certaines pensées insensées et je suis plus certaine que jamais de ce que je désire au sujet de certains détails.

Ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour quitter le sentier, mais maintenant que je retrouve l’usage de mes sens et mon orientation, je pourrai reprendre la route à travers la brousse qu’est ma vie.

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