Réflexions rythmées par le tambourinement irrégulier de la pluie

Une fois de plus, je détruits les rebords de mon coeur à garder près de moi des vieilles histoires qu’il vaudrait mieux laisser s’envoler. Sauf que je m’obstine à croire, à m’accrocher à cette pâle lueur d’espoir. Espoir que le vent se décide à tourner, comme il ne l’a pas fait depuis trop longtemps déjà.

Mais tout reste figé dans un bloc de glace contre lequel je me butte inlassablement en tâchant tant bien que mal de trouver un passage vers son centre.

Il est parti le temps
Il n’a pas pris son temps
Me voilà qui t’attends
Comme un vieux prétendant
Me voilà qui regrette
Devant ces quelques miettes
Une vielle amourette
Qui n’a ni queue ni tête

Mon amour j’ai pensé
Avec naïveté
Qu’un brin seul de muguet
Pouvait te ramener
Alors j’ai retrouvé
Un ou deux vieux sonnets
Que tu n’as jamais aimé

Le mois de mai
S’est joué de moi
Cette année
J’ai laissé couler trop d’emois
Cette fois le mois mai
S’est moqué de moi
Cette année
J’ai laissé couler trop d’emois
Cette fois
Cette fois

Qui se ressemble...

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