Quand le temps s’arrête, on écoute chanter les planètes

Habituellement, lorsqu’on va voir un concert, les premières parties sont souvent des découvertes et l’artiste qu’on voulait absolument voir passe en dernier. Hier, j’ai fait l’inverse : j’ai vu mon incontournable au début pour ensuite voir deux découvertes, qui étaient, je dois l’admettre, d’aussi bonne qualité.

Trois spectacles donc, avec trois chanteurs qui ont déclaré « c’est l’fun, il ne pleut pas finalement », ce qui fut le seul point commun des trois performances. :lol:

Philippe B (http://www.myspace.com/philippebb)

D’abord à la tête de l’excellent groupe Gwenwed, ensuite guitariste pour Pierre Lapointe, Philippe B fait aussi carrière solo depuis quelques années. Déjà deux disques sur les tablettes, avec un son beaucoup plus folk que Gwenwed, beaucoup plus rock que Pierre Lapointe, avec une voix qui nous emporte loin, loin… je le place habituellement sur ma liste d' »albums à emporter sur la route » (essayez-le dans le parc des Laurentides, vous verrez).

Philippe B - 3

Accompagné en spectacle de Philippe Brault, Josiane Hébert et Guido Del Fabbro, ses 3 collègues de la Forêt des mal-aimés, on pourrait se boucher les oreilles très très fort et s’imaginer être à un spectacle de Pierre Lapointe, mais sans Lapointe. Sauf qu’on ne s’en plaindra pas : ce quatuor est constitué d’excellents musiciens qui savent concocter des arrangements magnifiques pour chaque chanson. Ils l’ont encore prouvé hier, en offrant à un public ravie une heure de mélodies voyageuses, agrémentées de performances musicales incroyables. Coup de coeur en particulier pour le Déluge, qui heureusement n’a pas attiré la pluie (quoique ça aurait été drôle une averse à ce moment précis).

Philippe B - 5Philippe B - 1

Je n’ai pas pris beaucoup de photos, car j’étais occupée à savourer, à laisser fondre doucement les saveurs, comme si je dégustais un bon caramel. À retourner voir en salle, absolument.

Philippe B - 6

Madame Moustache (http://www.myspace.com/madamemoustacheband)

Ayant un trou de deux heures à remplir entre les deux prestations que je voulais voir, je regardai l’horaire de la soirée pour savoir avec quoi je pourrais en remplir une partie. J’avais vu le nom de Madame Moustache sur un forum une fois, dans une discussion de type « vos dernières découvertes musicales ». Parce que le nom attirait ma curiosité, j’ai décidé d’arrêter mon choix sur eux. Avant de quitter pour la Place des Arts, j’ai quand même pris la peine d’aller lire la courte description du groupe sur le site des francos. Ah tiens, ce sera donc un spectacle de countri, avec un [i].

Madame Moustache - 9

Formé de 2 cowgirls (dont la comédienne Geneviève Néron), 3 cowboys et aucune moustache, le groupe offre un mélange festif de « rock agricole », rythmes endiablés digne d’un saloon, balades, reprises à la sauce countri (dont une pièce de Richard Desjardins). Madame Moustache est sans doute également le seul groupe au monde à avoir une pièce de Death Metal Country dans son répertoire (sans farce !). Je suis arrivée en me disant que je ne resterais probablement pas toute l’heure, finalement je n’ai pas quitté, j’ai rie, j’ai tapé du pied et j’ai adoré. À écouter si vous avez envie de vous amuser. (Ils ont un disque sur le marché, en passant !)

Madame Moustache - 6Madame Moustache - 2

La Patère Rose (http://www.myspace.com/lapatererose)

Tout nouveau tout beau, le groupe formé de Fanny Bloom, Roboto et Kilojules (les deux derniers étant aussi membre du groupe électronique Misteur Valaire) a remporté le concours 2008 des Francouvertes, d’où leur présence aux Francopholies. J’avais entendu quelques extraits sur Bande à Part, ça m’avait plus et encore une fois le nom m’avait accroché. Bref, je voulais en savoir plus, d’où ma présence au spectacle.

La Patère Rose - 13

Comment décrire leur style ? Prenez un piano, une table tournante, un synthétiseur, une batterie, des échantillonnages, un accordéon, six mains, deux invités, une chorégraphie (oui-oui !) et deux tasses combles de folie pure et vous aurez une vague idée de ce à quoi j’ai assisté. Dit comme ça, ça peut sembler pas toujours homogène, et ça ne l’est pas ! Mais le mélange surprend agréablement l’oreille, les mélodies sont accrocheuses et Fanny Bloom est aussi à l’aise sur la scène qu’un poisson dans l’eau.

La Patère Rose - 4
La Patère Rose - 12
La Patère Rose - 10

Mention spéciale à leur reprise de Psycho Killer des Talking Heads, encore meilleure que l’originale !

Prochain arrêt : ce soir peut-être, demain certainement, je ne sais pas encore, je suis en train d’y réfléchir. D’ici à ce que je me branche, j’ai pris beaucoup trop de photos et vous pouvez voir les meilleures sur Flickr, dans mon album des Francos

Qui se ressemble...

5 réponses à Quand le temps s’arrête, on écoute chanter les planètes
  1. David Répondre

    o.O

    Wow quel billet! Je cours aux Francos demain, j’ai l’impression de tout manquer…

  2. Blogueuse Cornue Répondre

    Il m’intrigue ce fameux Philippe B. J’ai entendu quelques extraits dernièrement. Un énième CD à acheter!! :)

  3. Bloui Répondre

    David : Merci !

    Blogueuse Cornue : Je te le conseille vivement, j’adore ses textes et sa voix. Mais ça m’a pris quelques écoutes au tout debut pour vraiment apprécier son style.

  4. [...] J’avais parlé du groupe ici. [...]... sugarplum-art.com/aether/?p=1056
  5. [...] la rentrée montréalaise de l’étonnant groupe la Patère Rose. Encore sous le charme de leur pre... sugarplum-art.com/aether/2009/12/02/soiree-en-rose

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